AMBIANCES

Artistes de rue à Festi’neuch : que du bonheur

Texte: Marion / Photo: Thalles Piaget – 19 juin 2017

Au détour d’une scène, à côté d’un stand ou au beau milieu du festival, les artistes de rue ont présenté leurs spectacles pendant les 4 jours du festival.

Trois compagnies ont déambulé dans les allées de Festi’neuch pour transmettre un peu de leur bonne humeur et présenter des spectacles hauts en couleurs et en taille. D’abord, il y avait Monsieur Culbuto, un jouet vivant à la moustache grise qu’on peut traîner dans les rues. Sauf que Monsieur Culbuto pèse 320 kilos. Pour son acolyte, qui le déplaçait sur un chariot de part et d’autre du bord du lac, autant dire qu’il faisait plutôt chaud !

Mignon et sanglant, il y avait aussi le Cirque du Botte-cul, un chapiteau itinérant miniature. Il accueillait un tout petit public sous son parapluie pour lui raconter les histoires de M. Chips, LA chips star du show, ou des autres artistes en bouchons.

Les troisièmes, personne ne pouvait les louper! Deux têtes qui dépassent de la foule. Un mélange entre des gangsters et des têtes réduites indiennes. Ce sont les Tonys, deux grands bonhommes qui se font passer pour des gardes du corps. Rencontre dans leur loge, juste avant l’une de leurs performances. Tony et Tony sont nettement moins grands, mais super sympas. Doux mélange ente le réalisme et la fantaisie, les Tonys aiment «détourner l’actu pour révéler la bêtise et les travers de la société». La critique du monde sécuritaire et de la tendance flagrante dans notre société à se considérer pour un VIP sont les leitmotivs de ces deux gardes du corps à la tête en papier mâché.

Invités spéciaux sur scène avec Junior Tshaka

Les Tonys ont fait une belle rencontre à Festi’neuch, celle de Junior Tshaka. «On les a croisé dans la foule. Leur chanteuse à la chevelure rouge a attiré notre attention, alors on a eu envie d’aller lui tripoter les cheveux.» Visiblement le courant est passé, puisque Junior Tshaka leur a demandé de venir sur scène lors de son concert de samedi. Sur les paroles de la chanson «Gangster», les Tonys sont passés de gardes du corps à stars d’un instant. «Tu joues le gangster, tu joues le bad-boy. Ici les gangsters s’habillent en col blanc, s’affichent et font les fiers en te souriant légalement.» Ces paroles, les deux petites têtes auraient pu les inventer, car pour eux les gangsters ne sont pas toujours ceux qu’on voit…

Retour dans la loge, les Tonys doivent partir protéger les festivaliers. Cette rencontre se termine sur une note drôlement menaçante quand je leur demande quel est le danger à craindre à Festi’neuch. «Une fille qui passe, tu peux tomber amoureux, ça c’est dangereux!»

Les Tonys sur scène avec Junior Tshaka: