AU SEIN DES FESTIVALIERS

Emilie: « Festi’neuch, avant, on l’appelait Festi’jazz et ça avait lieu au centre-ville!»

Texte: Tania - Photo: Varun – 11 juin 2016

Emilie est présente depuis les débuts de Festi'neuch. Merci à elle pour cette rétrospective inattendue !

D’où viens-tu ?

Je suis née ici, à Pourtalès. J’ai fait quelques passages par Fribourg mais j’habite au centre-ville depuis 2003.

Est-ce ta première édition ?

Non, ce n’est pas la première fois que je viens à Festi’neuch. J’essaye de venir chaque année. J’ai eu des périodes où je n’ai pas pu venir parce que c’est un festival qui est quand même relativement cher et quand j’étais étudiante je n’ai pas pu me l’offrir à chaque fois. J’ai également travaillé comme bénévole quelques années dans le cadre de Festi’neuch.

Peux-tu nous dire comment le festival à évolué ?

C’est un festival assez intéressant parce qu’il a grandi chaque année et s’est organisé toujours plus chaque année. Au départ, dans mes souvenirs d’adolescente, on appelait ça le Festi’jazz. Ça se déroulait au centre-ville de Neuchâtel : ça ressemblait plutôt aux Buskers ! Les groupes invités étaient plutôt des groupes de la région, avec des futurs espoirs. Il n’y avait pas de scène, les amplis étaient branchés au petit bonheur la chance, un peu comme les stands de la Fête des Vendanges… Au fur et à mesure ça a pris de l’ampleur, ils ont installés des petites scènes, puis ça a de plus en plus ressemblé à ce qui se fait maintenant à la Fête de la Musique au mois de juin. Il y a eu un tel engouement qu’ils ont commencé à faire venir des groupes d’un peu plus loin et un jour, le comité d’organisation, ou je ne sais pas qui exactement, a décidé de faire migrer le festival au bord du lac. Ça offrait plusieurs avantages : au niveau sonore, c’était moins embêtant pour les gens qui habitaient au centre-ville, ça permettait de proposer de vraies scènes, avec des chapiteaux, et d’élargir les stands.

Lors de ses débuts au bord du lac, Festi’neuch ressemblait à quoi ?

Au début, il y avait la scène Lacustre et le chapiteau, tel qu’il est aujourd’hui. Il y avait aussi la scène de la Marée, qui était beaucoup plus petite. Il n’y avait par contre pas l’infrastructure pour les Silent party, moins de bars, moins de restaurants. Le stand BCN est là depuis le début, parce que ce sont les sponsors, mais il est aussi devenu de plus en plus grand. Et j’ai vraiment l’impression que chaque année, le village avec les boutiques d’habits et les souvenirs devient plus grand, il y a plus de stands nourriture… Au niveau de l’organisation, ça devient toujours mieux ficelé, au niveau des bénévoles et de l’infrastructure.

Qu’est-ce que tu apprécies particulièrement à Festi’neuch, par rapport aux autres festivals ?

Ce que j’aime particulièrement dans ce festival par rapport aux autres, c’est qu’il est près de chez moi ! Donc pas de problème de voiture ou autre pour rentrer, je peux rentrer à pied. Et ça s’apparente pour moi à une fête de villageois, un peu comme la Fête des Vendanges, parce que je vais croiser plein de gens que je connais mais que je ne fréquente pas régulièrement dans l’année. Voir mes connaissances dans un cadre un peu différent me fait vraiment plaisir. La période de l’année est vraiment chouette aussi, c’est le début de l’été, ça sent les vacances, on a les pieds dans l’eau en écoutant la musique… On a vraiment un cadre magnifique avec le bord du lac de Neuchâtel ! Ça donne une ambiance particulière dans notre ville, c’est vraiment agréable.

Ce qui est différent des autres festivals et qui me plaît aussi, c’est la programmation. Je trouve qu’elle n’a rien à envier à celle du Paléo. Les puristes ne vont peut-être pas trop aimer ce que je dis, mais je trouve qu’il y a de bonnes têtes d’affiche et j’ai passé des moments formidables à Festi’neuch, notamment quand il y a eu IAM ou quand Iggy Pop est venu avec les Stooges. Le fait qu’ils soient à Neuchâtel était vraiment un plus pour moi.

Qu’est-ce qui t’a motivé à prendre ton billet cette année ?

Ce qui m’a motivé à prendre mon pass cette année, c’est que ça me fait comme un week-end de vacances à la maison, ce qui est sympa. En plus mon mari avait congé pendant ces quatre jours, ce qui est assez exceptionnel, j’avais envie qu’on puisse en profiter tous les deux. La programmation m’a plue aussi. J’ai entendu pas mal de lamentations du public cette année, mais pour ma part il y a beaucoup de groupes qui touchent ma sensibilité, notamment le jeudi soir très rock’n’roll avec Skunk Anansie. Ça m’a rappelé mes folles années de jeunesse, c’était un concert extrêmement pêchu. J’avais beaucoup d’attentes et elles ont toutes été comblées. La programmation de cette année est très rock’n’roll, avec plusieurs références du rock dans différents styles, ce que j’apprécie particulièrement !