AMBIANCES

Troublée par Evelinn

Texte et photos: Roxane Lièvre – 11 juin 2016

Vendredi soir, les pieds dans la gadoue...

evelinn_trouble2

En théorie rien ne me transcendait au programme, il a donc fallu que je me fasse violence pour ressortir des bureaux sur les coups de 00:30 pour retourner faire un tour sur le site du festival. Mais heureusement! J’aurais loupé ce qui me semble être LE concert qu’il ne fallait pas manquer vendredi soir.

Remisez Coeur de Pirate et The Avener, c’est Evelinn Trouble que vous deviez absolument aller voir à la scène de la Marée!
Ils sont jeunes, ils sont Suisses (Zurich et Langenthal) et leur musique fait l’effet d’une énorme claque !
J’y ai retrouvé beaucoup de groupes que j’aime, leurs compositions sont rock et ils nous offrent un univers qui leur est propre.
Et comment ne pas parler de la chanteuse. Au-delà du fait qu’elle est absolument adorable et plaisante avec le public, la guitare qu’elle a dans dans les mains n’est pas là seulement pour faire joli. Quant à sa voix, elle est aussi bien capable de descendre dans les graves, que d’atteindre des aiguës et de tenir sa voix sans problème.

Entre deux chansons, elle nous raconte quelques petites anecdotes en anglais et même en français d’ailleurs.
Déjà présente l’an passé, sur la grande scène avec Stress, en tant que claviériste, elle avoue que l’hôtel était mieux, la scène aussi… mais sûrement pas la musique!

Se rendant compte que l’heure est plus à la tisane de camomille qu’au headbang, elle encourage son public à se bouger: «I’ll tell you a secret: if you move your body on the rythme of the music, your brain makes endorphin. It’s chemical, it makes you feel good, love life and be happy! So dance!».

Avec 4 albums à leur actif, pas toujours avec la même formation, ce groupe prolifique mérite vraiment d’être suivi.

Dans l’un des derniers titres, la chanteuse/guitariste scande: «I don’t wanna be dead anymore». Une chose est sûre, moi je suis bien en vie et j’ai retrouvé ma motivation: en route pour les afters !

Et parce qu’il faut vraiment y jeter une oreille :