ARTISTES

Max Romeo, Julien Baumann et Arno

Rouquiniol – 9 juin 2016

Le premier concert qui aura lieu le vendredi soir sur la scène du Chapiteau offrira au public une légende du roots reggae, Max Romeo.

Max Romeo. Max Romeo. Max Romeo. C’est déjà qui lui? Oui, ça me dit quelque chose, mais suis plus certain. Je l’ai sur le bout de la langue. Attends… c’est pas le cousin éloigné de DJ Bobo?

Et toi, jeune ami lecteur, tout émoustillé à l’idée d’aller retrouver Bérénice devant le stand des mojitos, avant de tenter de mettre en exécution cette immense envie de l’embrasser devant le concert des Cranberries, sais-tu qui se cache derrière ce pseudo de lover ?

Alors voilà, pour faire bref, disons que War ina Babylon, la quatrième et plus connue galette de Max Romeo, est venue au monde, tout comme votre serviteur, il y a presque quarante ans. Ce disque marque le début de la carrière internationale pour l’artiste. Cet album fut enregistré dans le studio Black Ark avec Lee «Scratch» Perry, et réalisé avec le band de ce dernier, The Upsetters.

Parmi les nombreux hits de cet album, l’un des plus connus est Chase The Devil, revenu au goût du jour en 1992 et diffusé de la sorte à un public musical bien plus élargi que celui du strictly roots reggae, avec le hit Out of Space de The Prodigy, dans lequel les Anglais déjantés ont samplé le refrain de la chanson d’origine. La légende dit que les paroles militantes de Chase The Devil trouvent leur origine dans la géniale et tout autant ravagée chose qui sert de tête à Lee Perry. Selon lui, il ne ne s’agissait pas seulement de chasser le Démon, mais il fallait également le capturer, lui couper la gorge et le jeter dans les flammes. Et Max Romeo, le lover, one love, aurait convaincu Lee Perry d’adoucir quelque peu toute cette violence dans un monde de brutes, et du coup un morceau classique du studio Black Ark a pu voir le jour, et bien évidemment, les parents furent heureux et eurent beaucoup d’autres morceaux célèbres de reggae.

Pis sinon, ses autres albums, je les connais pas. Un peu comme tout le monde me l’accorderez-vous. Pour ma part, je pense rester pour les quatre premières chansons du concert, et si c’est bien, tant mieux, one love etcterhaileselassieIandIandIrastafaraioli, tout ça quoi, pis si j’devais quelque peu m’ennuyer, j’irai manger un sandwich de foie gras poêlé.

Là, jsuis chez une star locale du rock neuneu qui vient de m’offrir un CD de Julien Baumann, qui ma foi passe rudement bien pour une sortie d’hôpital. La 5ème chanson parle de bites molles, c’est intéressant. J’aimerais bien qu’il joue ce soir genre sur la scène de la Marée, mais je crois qu’il est pas là. Ou sinon Arno, pourquoi pas.

Une vache dans du lait, pas de champagne, qu’il dit, Arno. Et même que Jésus-Christ, il est belge aussi. Et il demande aussi à Dieu d’exister, en lui affirmant qu’il est athéiste. Et aussi que c’est si bon de penser à rien, que c’est si bon d’être con. Je suis entièrement mais alors complètement d’accord avec lui.

Bon, on se retrouve devant la régie au début du gig?