L'ANECDOTE DE LA SEMAINE

Comment gérer les demandes spéciales des groupes

Fabrice – 3 juin 2016

Chaque semaine, nous vous proposons une anecdote liée à Festi'neuch.

Avant de se produire dans un festival, chaque artiste fait parvenir, par le biais de l’agence en charge de l’organisation de ses tournées, son rider. C’est-à-dire un document contractuel qui contient des informations pratiques, techniques et des demandes en terme d’hospitalité… notamment en terme de nourriture. «On dirait que la musique rend allergique à de nombreux aliments quand on lit les riders des groupes», nous glisse-t-on avec un brin d’ironie au sein de l’organisation.

Dans la pratique, il s’avère que certains artistes ne connaissent même pas la teneur de leur rider et qu’ils sont, en réalité, bien moins compliqués que ce que le papier laissait présager. Même pour la plus grosse prod que le festival a accueilli jusqu’à présent, Marylin Manson, tout s’est bien passé. Et pourtant, le rider d’une trentaine de pages avait de quoi inquiéter l’équipe de production.

Des demandes extravagantes? Festi’neuch n’en a pas connu tant que ça. Sur place, les artistes sont majoritairement détendus et compréhensifs. Et parfois, il suffit de ruser ou d’un peu de solidarité pour s’en sortir. Ce fut le cas pour Hubert Félix Thiéfaine qui exigeait une marque d’eau particulière, introuvable en Suisse. Conscient du problème, un festival voisin a proposé de glisser quelques packs de ce fameux breuvage dans le tourbus du chanteur français pour qu’il puisse se désaltérer lors de son passage sur les rives du lac de Neuch. Quelques courses pour acquérir en urgence des produits spécifiques annoncés à la dernière minute restent inévitables. Tout comme accompagner Cypress Hill au McDonald’s en ville…