AMBIANCES

Avant l’après

15 juin 2018

Retour dans le futur. Le calme avant la tempête.

L’histoire commence un vendredi en milieu d’après-midi, et pourrait se terminer un lundi en début d’aprèm. Un souvenir flou, des paroles qui reviennent: ce soir on danse au bal masqué, ohé ohé.
L’espoir, et d’autres trucs moins cool dans ta tête. Des images récentes à défaut d’être frais.

La lumière de midi pique un peu les yeux.

Tout le monde est encore là, enfin tes deux potes de noce, mais c’est un peu ta famille entière pour toi à ce moment précis de ta vie.

Tenter de reconstituer le fil des évènements de la veille. Ah oui, donc vous étiez venus aux Afters à la Case pour écouter Extrawelt. Evidemment. Des années que leur musique comble parfois le vide, berce ton manque affectif ou te rassure un peu quand même parfois.

Cette nuit dans la moiteur de la Case, presque nu au milieu d’âmes pas toutes saintes, ton corps semblait tout petit au centre de tout ce qu’il dégageait et partageait avec les autres entités énergétiques diffuses. Tu croyais avoir arrêté de te poser des questions, et t’en as même oublié que nous ne sommes plus en 2017 en fait. C’est probablement parce que tu as vu le ciel dessous le plafond, et que l’espace s’est entrouvert en toi pour commencer, puis partout ailleurs. De nouvelles planètes derrière les étoiles, et toi tu danses, tu danses, tu danses. Tu penses plus, c’est tellement bon, t’es connecté au reste du monde, tu souris, tu danses, c’est beau la vie quand même, putain que c’est bon. Enfin tu es heureux. Tu danses. Tout a disparu, tout s’est libéré dans ton ventre, tu sens le flux de la joie collective te masser le système parasympathique. Comment ne pas croire en Dieu désormais, maintenant que tout est joie et volupté ? Dieu est amour, tu es amour, même le plafond de la Case entre les étoiles et toi est amour aussi.

Et là, maintenant, à cet instant précis de ta petite vie ô combien trépidante, ton regard se perd entre les vagues de ce lac que tu chéris tant, la semaine et la vie réelle ont repris entretemps sans t’avertir, tu t’es offert une parenthèse que l’on ne voudrait jamais refermer. Quelques notes de synthé résonnent dans ton cortex, tu crois percevoir une ligne de basse, un breakbeat. Le lac, les Jeunes-Rives, un festival en démontage après avoir battu son plein quatre jours et quatre nuits, et ta vie à vivre, à vivre.

Texte: Rouquiniol
Photo: Supermafia

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